|


Vincent, Damien, Alex, Philippe, Fabien et Jean Yves
se sont jetés à l'eau le dimanche 22 juin pour l'Ironman réunissant le plus de participants, soit 2500.
Le vélo s'est déroulé dans la chaleur et la course à pied sous un soleil de plomb.
Certains ont bouclé leur ironman dans la douleur mais tous sont des finishers. (Pour certains, la première d'une longue série)
Superbe course pour Fabien qui pour sa première sur Ironman se positionne dans le top 100 .
cliquez ici pour nos photos
et la + quelques albums de photographes

Classements complets
bientôt classement club 

les impressions de Philippe Denat
Natation, une grosse machine à laver...une mer si bonne à nager ou mon seul souci était de trouver un peu d'espace devant moi pour tenter d'appliquer les derniers conseils techniques de P Costet que je remercie au passage. Quel bonheur!Velo, Un exercice de style ,se faufiler entre les concurrents en essayant de se ravitailler au mieux pour éviter la défaillance, se faire des cuisses assez brulantes pour aller vite en flirtant avec les débuts raideurs annonçant les crampes qui auraient été fatales, freiner mes ardeurs de guerrier sur se terrains si propice à la compétition, si beau, si vite, si formidable que je n'ai pas vu le temps passer. Le jugement dernier arrive enfin.Course à pieds, le malheureux constat du petit moteur à ma disposition et du peu de carburant qui me reste pour finir, cette chaleur pour laquelle j'ai tant prié qui écrase tout les coureurs, mais aussi, cette fabuleuse envie d'aller au bout, la grandiose promenade des anglais, la course, cette journée extraordinaire, ma famille, mes amis. Le contre la montre à réaliser pour rester sous les onze heures. C’était une course à pieds géanteAu delà du chrono qui bien sur prend une bonne part dans la satisfaction que j'ai eue, c'est la gestion de toutes ces sensations qui fait de cet événement du pur bonheur.J’ai hâte de remettre ça.
Philippe D
le recit de Jean Yves:
"Quelques impressions de la course de dimanche.
Si je suis bien évidemment content, - d'avoir bouclé ma course, - de ne pas avoir marché, - et d'avoir encore gagné 25 minutes par rapport à l'an dernier, je suis extrêmement frustré de mon temps de course à pied et surtout de la façon dont il s'est obtenue.
En effet, j'ai atteint mes objectifs en natation et en vélo sans jamais forcer mais je n'ai que très peu déroulé ma foulée en course à pied tellement j'ai très vite été accablé par la chaleur, à la limite de la défaillance.
Je n'ai certes pas vu Jésus et tous les saints comme Alexandre, mais j'ai distinctement entendu les chants liturgiques au loin. Je suis donc resté à toute petite vitesse, en passant un temps infini arrêté à chaque ravitaillement à m'asperger longuement d'eau fraîche. Il faut dire que la température en Lorraine de tout le printemps n'a pas permis de s'acclimater. Le choc thermique a été rude. J'ai pourtant la prétention d'être plutôt à l'aise dans les grosses chaleurs. En cela, quand je vois tous les abandons pendant l'épreuve et les malaises après, je me dis avoir plutôt bien géré l'épisode, mais pas suffisamment pour y avoir pris du plaisir ni approché les 4 heures que je visais. J'aurais préféré faire le même temps en courant vite pendant une moitié et en explosant ensuite. Certes, il est toujours facile de dire que l'on aurait pu ou du courir plus vite. Certes, la température fait partie de la course. Mais là, en l'occurrence, il me semble vraiment que la chaleur a eu une importance excessive. A l'appui de cette version, j'ai constaté n'avoir été jamais essouflé ni limité par les jambes au cours de la partie pédestre (d'ailleurs mes courbatures avaient disparu dès le 2ème jour ! J'étais beaucoup plus marqué après ...Fréjus) mais oppressé par la chaleur. Deux-trois entrainements dans ces conditions auraient permis une certainement bien meilleure gestion physiologique de la situation. Même les spectateurs en ont bavé dans la fournaise.
Donc, voilà, 4h46 sur le marathon... Pas brillant et surtout décevant.
Comme je l'indique plus haut, la natation s'est bien déroulé :1h18 quand je visais 1h15. Rien d'anormal dans la mesure où j'ai eu très peur de ne pas nager suite à un violent torticolis les derniers jours, qu'au milieu de 2500 nageurs, c'était un peu la bagarre, et que j'ai donc viré très loin de quelques bouées, ce que je ne regrette pas.
Le vélo, là aussi objectif atteint à 3mn près : 6h03 en ne lâchant rien mais sans se mettre dans le dur. Les 3 minutes s'expliquent d'ailleurs aisément par les 700 cyclistes que j'ai dû dépasser dans des conditions parfois sportives lorsqu'ils occupaient toute la largeur de la voie. Je pense que Damien a dû composer de la même façon.
Quant aux transitions, aucune excuse, je suis vraiment le débile du triathlon. 14 et 19 minutes ??????? Les années précédentes, OK, je prenais mon temps, c'était prévu, mais là j'avais décidé de perdre le moins de temps possible. Or le résultat est grotesque et pitoyable. Qu'est-ce que j'ai foutu de tout ce temps ? Certes, je me suis changé entièrement à deux reprises mais ça ne demande pas ¼ d'heure. A part le fait d'avoir été momentanément téléporté par des aliens, je ne vois pas... Je crois qu'il faut que je débute une analyse sur ce point précis.
Mes petits commentaires personnels mis à part, cette course est une fête magnifique, dans un cadre magnifique au milieu d'un très grand nombre de triathlètes (dont des filles magnifiques) du monde entier. J'ai bénéficié des encouragements de mes anciens partenaires du Stade Laurentin (Saint Laurent du Var). Je vous assure du très grand plaisir que vous prendriez à y participer. Cela a encore été le cas pour moi cette année.
P.S. : Le père de mon copain a remonté tout ceux de son groupe d'age sur la course à pied et s'est qualifié premier de sa catégorie pour Hawaï en plus de 65 ans (13h39 dont 4h31 sur marathon)"
|